Article publié le 17 février 2008, dans le journal La República, de Lima, Pérou. Il a été mise à jour avec des résultats récents pour être publié en Alba Magazine, Paris. À l'heure actuelle, nous l'offrons dans la version française.
Au début du XXe siècle, le péruvien Pedro Paulet (1984-1945) a ouvert les portes de ce qui serait l’arrivé de l’homme sur la Lune en 1969. L’auteur de cette note, qui prépare un film sur Paulet, c’est un investigateur de la vie et les inventes de ce qui est considéré le pionnier de l’astronautique et l’ère spatial.
Fantaisie et science. Dès son enfance, Paulet lançait des souris en fusés fait maison. Jules Verne a inspiré son rêve d’arriver sur la Lune. Il expérimentait avec la rigueur logique et la précision mathématique que, selon Víctor Andrés Belaúnde, primait sur l’école ou les deux ont étudié.
Pour son origine humble, Paulet était au point de ne jamais aller à l’université, mais le recteur de l’Université San Agustín, Luciano Bedoya, connaissait ses capacités de génie et il a demandé au juré de prendre un examen à Paulet, lequel il a réussi avec des éloges. Après, le gouvernement de Remigio Morales Bermúdez lui a donné une bourse pour étudier à l’Institute de Chimie Appliquée, où a la fin du XIXe siècle il a inventé le moteur à réaction d’ergol liquide. Au début de XXe siècle, en Belgique, il a dessiné un vaisseau spatial, l’Avion-Torpille. Verne vivait encore. Ont-ils fait connaissance?
En 1903, les frères Wright ont fait voler un aéroplane. Paulet est retourné au Pérou, certain que son vaisseau était mieux. Mais les avions à hélice sont apparus. Pour cette raison Paulet retournerais en Europe à la recherche d’un environnement approprié pour son invention, mais cela n’arriverait pas bientôt.
En 1927, l’américain Lindbergh a réussi voler de New York à Paris en trente-trois heures et demie. L’autrichien Max Valier, dans son article De Berlin à New York dans une heure, a proposé le model d’un vaisseau propulsé par fusées pour battre ce record. Le péruvien Paulet a diffusé une lettre dans laquelle il assurait que l’avion-fusée qu’il avait dessiné il y a trois décennies, était mieux que celui de Valier grâce à une aile delta pivotante avec plusieurs moteurs-fusées dans la base.
Avec la pointe vers le haut, il décollerait verticalement. Au moment de tourner l’aile, il se déplacerait de manière horizontale. A nouveau en position verticale, la descente serait confortable. Le véhicule de Valier, qui ne disposait pas d’un dispositif comme celui-là, aurait besoin d’effectuer des manœuvres compliqués pour revenir sur terre.
Mais la partie la plus importante sur le projet de Paulet était son moteur à ergol liquide, que pouvait fonctionner pour plus d’une heure. Le roumain-allemand Hermann Oberth avait laissé clair, dans son livre de 1923, La Fusée dans l’Espace Interplanétaire, que les voyages dans l’espace seraient possibles avec moteurs de ce type.
Oberth était le leader moral de l’Association pour les Voyages dans l’Espace (Verein für Raumschiffahrt ou VfR) Allemande. Valier était l’homme de l’action. Il avait publié en 1925 L’Avance dans l’Espace, pour diffuser les idées d’Oberth entre le publique en général et il est devenu un leader d’opinion sur ce sujet.
Disposé à passer à la pratique, il a voyagé en Allemagne en donnant des discours pour expliquer son plan: tester fusées en voitures et enfin dans un vaisseau spatial; Valier cherchait des adeptes mais surtout financiers. Il a trouvé un: le fabricant des voitures Opel.
La lettre de Paulet avait fait le tour du monde en plusieurs langues. En 1928, Die Rakete (Le Fusée), le bulletin du VfR, acceptait le contenu et Valier écrivait dans son livre que Paulet «a prouvé pour la première fois qu’un fusée aux ergols liquides, peut fonctionner pendant des heures, à différence des peu secondes de combustion qu’on réussit avec un fusée à poudre».
C’était une manière d’attirer l’attention de Paulet, car Valier et Opel essayaient encore avec des voitures propulsées par fusées à poudre noir. Seulement ils ont réussi une combustion des quelques secondes, ils ont décidé à faire des présentations massives. Une de celles-ci, le 23 mai 1928 devant trois mil personnes étonnées dans un autodrome près de Berlin. Le même jour, Oberth défendait ses théories à la Société d’Ingénieurs d’Allemagne.
Au début du XXe siècle, le péruvien Pedro Paulet (1984-1945) a ouvert les portes de ce qui serait l’arrivé de l’homme sur la Lune en 1969. L’auteur de cette note, qui prépare un film sur Paulet, c’est un investigateur de la vie et les inventes de ce qui est considéré le pionnier de l’astronautique et l’ère spatial.
Fantaisie et science. Dès son enfance, Paulet lançait des souris en fusés fait maison. Jules Verne a inspiré son rêve d’arriver sur la Lune. Il expérimentait avec la rigueur logique et la précision mathématique que, selon Víctor Andrés Belaúnde, primait sur l’école ou les deux ont étudié.
Pour son origine humble, Paulet était au point de ne jamais aller à l’université, mais le recteur de l’Université San Agustín, Luciano Bedoya, connaissait ses capacités de génie et il a demandé au juré de prendre un examen à Paulet, lequel il a réussi avec des éloges. Après, le gouvernement de Remigio Morales Bermúdez lui a donné une bourse pour étudier à l’Institute de Chimie Appliquée, où a la fin du XIXe siècle il a inventé le moteur à réaction d’ergol liquide. Au début de XXe siècle, en Belgique, il a dessiné un vaisseau spatial, l’Avion-Torpille. Verne vivait encore. Ont-ils fait connaissance?
En 1903, les frères Wright ont fait voler un aéroplane. Paulet est retourné au Pérou, certain que son vaisseau était mieux. Mais les avions à hélice sont apparus. Pour cette raison Paulet retournerais en Europe à la recherche d’un environnement approprié pour son invention, mais cela n’arriverait pas bientôt.
En 1927, l’américain Lindbergh a réussi voler de New York à Paris en trente-trois heures et demie. L’autrichien Max Valier, dans son article De Berlin à New York dans une heure, a proposé le model d’un vaisseau propulsé par fusées pour battre ce record. Le péruvien Paulet a diffusé une lettre dans laquelle il assurait que l’avion-fusée qu’il avait dessiné il y a trois décennies, était mieux que celui de Valier grâce à une aile delta pivotante avec plusieurs moteurs-fusées dans la base.
Avec la pointe vers le haut, il décollerait verticalement. Au moment de tourner l’aile, il se déplacerait de manière horizontale. A nouveau en position verticale, la descente serait confortable. Le véhicule de Valier, qui ne disposait pas d’un dispositif comme celui-là, aurait besoin d’effectuer des manœuvres compliqués pour revenir sur terre.
Mais la partie la plus importante sur le projet de Paulet était son moteur à ergol liquide, que pouvait fonctionner pour plus d’une heure. Le roumain-allemand Hermann Oberth avait laissé clair, dans son livre de 1923, La Fusée dans l’Espace Interplanétaire, que les voyages dans l’espace seraient possibles avec moteurs de ce type.
Oberth était le leader moral de l’Association pour les Voyages dans l’Espace (Verein für Raumschiffahrt ou VfR) Allemande. Valier était l’homme de l’action. Il avait publié en 1925 L’Avance dans l’Espace, pour diffuser les idées d’Oberth entre le publique en général et il est devenu un leader d’opinion sur ce sujet.
Disposé à passer à la pratique, il a voyagé en Allemagne en donnant des discours pour expliquer son plan: tester fusées en voitures et enfin dans un vaisseau spatial; Valier cherchait des adeptes mais surtout financiers. Il a trouvé un: le fabricant des voitures Opel.
La lettre de Paulet avait fait le tour du monde en plusieurs langues. En 1928, Die Rakete (Le Fusée), le bulletin du VfR, acceptait le contenu et Valier écrivait dans son livre que Paulet «a prouvé pour la première fois qu’un fusée aux ergols liquides, peut fonctionner pendant des heures, à différence des peu secondes de combustion qu’on réussit avec un fusée à poudre».
C’était une manière d’attirer l’attention de Paulet, car Valier et Opel essayaient encore avec des voitures propulsées par fusées à poudre noir. Seulement ils ont réussi une combustion des quelques secondes, ils ont décidé à faire des présentations massives. Une de celles-ci, le 23 mai 1928 devant trois mil personnes étonnées dans un autodrome près de Berlin. Le même jour, Oberth défendait ses théories à la Société d’Ingénieurs d’Allemagne.
Le 24 mai, Paulet représentait le Pérou au Centenaire de la Société Géographique de Berlin. Paulet était-il sur l’autodrome la veille pour regarder la présentation de Valier?, ou lors du débat entre Oberth et l’establishment scientifique allemand? A-t-il vu les membres du VfR? Il y a des indices pour le croire. Par exemple, dans le rapport qu’il a écrit après le congrès, il demandait amener des scientifiques allemands au Pérou. Et ce n’est pas tout.
La passion pour les voyages dans l’espace augmentait avec Valier, qui était déjà un héro populaire. Le cinéaste Fritz Lang allait filmer La Femme sur la Lune et il a eu l’idée de lancer le jour de la première un fusée à ergol liquide fabriqué par Oberth pour avoir plus de publicité.
Oberth n’avait pas des habilités de mécanique, ainsi que sa grande opportunité était aussi un défi. Il était éloigné de Valier mais cette année-là Die Rakete a fait l’éloge au livre La Fusée pour le Transport et Voyage, où le russe Scherschevsky, un autre membre du VfR, a dit «L’avènement de l’ère spatial s’est fait une réalité avec le développement du moteur à propulsion et du vaisseau spatial dessiné et construit par le péruvien Pedro Paulet». Oberth a embauché le russe pour fabriquer la chambre de combustion de la fusée. Mais celui-ci ne savait pas de mécanique non plus et ils ont rien réussi que pouvait voler. Lang a rompu le contrat.
Megan Paulet, la fille du savant, raconte que le VfR a voulu développer son vaisseau. Mais il a refusé au moment de savoir que, en 1929, Valier avait demandé Hitler –selon témoignage de ce dernier- pour le financement des missiles. Cette année là, un adolescent qui avait mis des fusées à sa glissière et avait fini en prison, il a entré au VfR. Il était surnommé «le jeune délinquant». Son nom était Wernher von Braun.
Bien que Valier a continué à faire des éloges au travail de Paulet, c’était le point de rupture. Le autrichien a construit un moteur à ergol liquide qui n’avait pas fonctionné assez bien dans les preuves de voiture. Paulet avait maintenu en secret sa formule de l’ergol. Valier savait que c’était une question d’essayer. Dans une de ces preuves, une explosion lui tue. Son assistant, Arthur Rudolph, a perfectionné le moteur et dans quelques années serait partie des scientifiques qui ont suivi à Von Braun dans le développement des détestés missiles V2 en la Seconde Guerre Mondial.
Paulet a continué à chercher sans succès au Pérou pour le financement de son vaisseau. Il est mort à Buenos Aires en 1945, quelques mois avant que les forces américains captureront Von Braun, Rudolph et les autres investigateurs qu’après construiraient pour la NASA le Apollo XI et enverraient à l’homme sur la Lune.
Valier a été enterré avec des honneurs pour sa contribution aux fusées spatiaux. Un cratère sur la Lune a son nom. Pedro Paulet avait fait plus que ça.