Cet article a été publié dans notre blog le 30 novembre de 2007 sous le titre Verein für Raumschiffahrt. Contacto en Berlín.«Quand l’ingénieux Jules Verne a écrit son Voyage dans la Lune(*), il n’a pas imaginé que rapidement ce problème attirerait l’attention des physiciens. Ce qu’il a consciemment traité comme une Utopie fantastique est aujourd’hui près de sa réalisation, et peut-être que la première fusée sifflerait en train d’aller vers l’espace avant que ce livre soit sur l’imprimerie».
Les mots avec lesquels Otto Willi Gail initiait Le Coup vers l’Infini, en 1929, montraient la confiance que les scientifiques allemands et autrichiens de cette époque-là avaient dans le fait que la conquête de l’espace était proche et que si quelqu’un allait à la réussir, ca serait eux, car peu de nations avaient réussi de tels progrès en astronautique en un temps tellement court.
Le livre de Gail était une roman basé avec minutie sur le travail pionnier de ses amis, le roumain-allemand Hermann Oberth et l’autrichien Max Valier, qui à ce moment-là étaient les partenaires pionniers de l’ère spatiale. Oberth arrivera à être considéré comme un des pères indiscutables de celle-ci et a même été le professeur de Von Braun. Celui-ci a été son élève et principal assistant dans ses expérimentations avant de s’enrôler dans l’armée allemande pour faire des missiles de guerre. La contribution de Valier, par contre, n’a pas été reconnu complètement à cause de sa mort précoce, mais dans ces années pionnières a été aussi décisif qu’Oberth.
Contrairement à ce qui se croit, Oberth n’a été ni professeur universitaire ni ingénieur, mais professeur d’école. Après avoir étudié la physique à l’université de Heidelberg, il a présenté une thèse dans laquelle il prouvait que les voyages dans l’espace seraient possibles à la condition de développer des moteurs à combustible liquide, les uniques capables d’impulser un vaisseau jusqu’à sortir de l’atmosphère terrestre. Cependant, l’université a rejeté sa thèse pour la considérer excentrique et il n’a pu pas obtenir de diplôme. Plus tard, pourtant, il décida de la publier de sa propre initiative sur le titre de Les Fusées vers l’Espace Interplanétaire.
Valier a aussi fait des études de physique à l’Université d’Innsbruck, qu’il a suspendu au début de la Première Guerre Mondial. À la fin de celle ci, il n’est pas retourné sans salles et est devenu divulgateur scientifique et écrivain de science fiction.
En 1923, il a lu le livre d’Oberth et s’est tant enthousiasmé que, le connaissant en personne, il a fait des gros efforts pour populariser ses idées et combattre les préjugés négatifs. Il a commencé à écrire un autre livre, Le Progrès dans l’Espace (1925), où il mettait les postulats d’Oberth à porté de tout le monde. Il a eu un tel succès que dans les années suivantes son livre eu six rééditions où le texte avait des variations très légères. Mais la dernière, de 1930, l’année de sa mort, serait une radicale actualisation. Il a ajouté le titre de Raketenfahrt (pareil à dire Le Voyage en Fusée). Bien que le changement le plus attirant soit l’inclusion d’un éloge au moteur à réaction à combustible liquide inventé par un personnage qui venait d’Amérique Latine, l’ingénieur et diplomate péruvien Pedro Paulet. Mais attribuer cette reconnaissance n’a pas été facile pour l’autrichien. Cependant, on continue la chronologie des faits avant d’arriver à cet événement.
Valier n’a pas écrit seulement ce livre et divers articles qui se sont publiés dans plusieurs pays et langues. Son caractère décidé l’a poussé à passer de la théorie à la pratique. Si Oberth était le plus important théoricien, Valier était l’homme d’action. Ainsi, il a voyagé en Allemagne donnant des conférences pleine de succès afin d’éveiller l’intérêt pour les voyages dans l’espace et de trouver financiers pour expérimenter et construire un vaisseau spatial. Pour arriver a ceci, il avait tracé un plan qui consistait de quatre étapes:
· Examiner tous les types de fusées existants à ce moment, incluant ceux à combustible liquide.
· Appliquer la propulsion de ces fusées au transport de personnes dans véhicules existants (vélos, voitures, traîneaux et bateaux).
· Construire des aéroplanes spécialement développés et appliquer sur eux des combustibles liquides.
· Construire un avion fusée qui pouvait traverser la limite de l’atmosphère terrestre.
En 1927, Valier a été à la tête de la création de Verein für Raumschiffahrt (VfR) où Société pour les Vols Spatiaux, à laquelle Oberth et d’autres scientifiques se sont intégrés, pas seulement allemands et autrichiens, mais de plusieurs parties de l’Europe. Il a décliné de la présider pour le temps que lui demandait ses voyages. Johannes Winkler a assumé la présidence.
Cette année, le nord-américain Charles Lindbergh a réussi voler entre New York et Paris en trente heures et demie. Valier a écrit l’article De Berlin à New York en une heure, où il proposait un avion impulsé par des fusées pour battre ce record. Le vaisseau a été baptisé comme le navire-fusée et on peut voir son dessin sur l’image.
Dans un autre article, Valier avait suggéré de mettre des fusées sous les ailes d’un aéroplane Junker G-23 pour réussir à que celui ci décolle en maintenant la position horizontal. Il est évident que le VfR cherchait non seulement le développement de moteurs à combustible liquide, mais encore une solution pour le décollage vertical.
Il a du être surpris au moment de connaitre le dessin de l’Avion Torpille, le navire de Paulet, qui portait des fusées sous des ailes mais d’une manière plus pratique et avec plus de succès que ce qui avait été imaginé par l’autrichien.
Dans une lettre de cette année, Paulet répondait à l’article De Berlin à New York dans une heure. En analysant le dessin de Valier, il disait : « Si sa forme d’obus peut lui permettre l’ascension verticale, on ne peut pas voir comment il passe à la direction horizontal sans imposer à ses passagers une acrobatie de haute école, et beaucoup moins, comment il peut descendre verticalement ».
Le dessin d’avion de Paulet, par contre, incluait une aile pivotante qui, au moment de tourner, pouvait permettre l’ascension verticale et le déplacement horizontal où oblique sans déranger les membres de l’équipage. Paulet croyait, de plus, que la forme ovoïde était la plus appropriée pour un vaisseau spatial. «Ainsi, en disposant des batteries inferieures et équatoriales de fusées, dont l’inclinaison pourrait varier, il serait facile de diriger ce mobile, verticalement, horizontalement et obliquement. En outre, de compenser n’importe quel espace et descendre à plomb».
Dans la même lettre, Paulet offrait des détails du moteur-fusée à combustible liquide inventé par lui il y a trente ans. Sur sa potence il disait : « Une seule fusée de 2 kilos et demi de poids et avec 300 explosions par minute n’a pas pu seulement se maintenir en poussé constante contre le dynamomètre, qui est arrivé à indiquer 90 kilos de pression, mais a fonctionné, sans se déformer notablement, près d’une heure. Dans de telles conditions il n’était pas risqué de prévoir qu’en disposant de deux batteries avec mille fusées chacune, pour actionner une pendant l’autre se reposait, il aurait été possible soulever plusieurs tonnes.
Cependant, la diffusion de la missive de Paulet, qui est apparue pour la première fois dans un journal péruvien et après a fait le tour au monde dans plusieurs langues, Valier a continué avec son plan d’explorer la rétropropulsion sur divers véhicules, même en utilisant encore des combustibles solides.
Grace à son pouvoir de conviction, à la fin de 1927, il a trouvé un financeur pour ses expérimentations, l’entrepreneur automobilistique Fritz Von Opel. En 1928, ils ont commencé à essayer avec des automobiles impulsées par des fusées à poudre noire. Ils ont à peine réussi une combustion de quelques secondes mais cela était un succès pour eux, et ont commencé ainsi une série de démonstrations publiques afin de faire la publicité de l’usine Opel et en même temps, les activités de VfR.
La deuxième de ces preuves, appelée Opel Rak II, s’est réalisée le 23 de mai de 1928 avant la stupéfaction et les applaudissements de 2 000 personnes réunies à l’autodrome près de Berlin. De manière ironique, le même jour, Oberth défendait ses théories sur moteurs-fusées à combustible liquide avant l’establishment scientifique allemand, qui les remettait en question. En conséquence, pour certains membres du VfR, les preuves que faisait Valier avec les combustibles de poudre affaiblissaient la crédibilité de son groupe.
C’est qui est intéressant au début de 1928, est que Valier lança une nouvelle édition de son livre, sur laquelle il parlait déjà assez bien de Paulet. Le 15 de mai de cette année, bulletin de VfR, Die Rakete (La Fusée), faisait mention brièvement au péruvien. Et, le lendemain de l’Opel Rak II, le 24 de mai, Paulet initiait sa participation dans les célébrations pour le Centenaire de la Société Géographique de Berlin.
Paulet était-il sur l’autodrome la veille pour regarder la présentation de Valier ?, Ou lors du débat entre Oberth et les scientifiques allemands ? A-t-il vu les membres du VfR? Il y a des indices pour le croire. Comme dans le rapport de sa participation sur l’événement de la Société Géographique de Berlin, Paulet demandait aux autorités péruviennes de fomenter l’arrivé des scientifiques allemands au Pérou. Pensait-il aux membres du VfR? Pensait-il aux membres du VfR?
Notons qu’à cet événement ont assisté le savant allemand-vénézuélien Alfredo Jahn Hartmann, membre comme Paulet de la Société des Ingénieurs du Pérou et qui a reçu la médaille Nachtigal ; ainsi que le savant allemand Augusto Weberbauer, qui a reçu le titre de Membre Correspondant pour ses travaux de Géographie Botanique au Pérou.
D’autre part, pendant que Valier était remis en question par quelques collègues, ses expérimentations ont eu une grande diffusion dans les médias et lui ont donné une telle publicité au VfR, qu’Oberth a eu l’opportunité de mettre en pratique ses connaissances théoriques.
L’écrivaine Thea Von Harbou avait publié cette année là le roman Frau im Mond (La Femme dans la Lune). Son époux, le cinéaste Fritz Lang, voulait l’adapter au cinéma et pensait que serait un bon coup publicitaire le jour du premier lancement d’une fusée à combustible liquide. Ainsi, en juin de 1928, il a engagé Oberth pour qu’il soit conseiller scientifique du film et pour qu’il construise la fusée.
Oberth a supervisé le scénario sans difficulté. Le problème est survenu quand il a dû construire la fusée. Oberth n’avait pas des habilités en mécanique – comme il le dirait années après –, ainsi l’opportunité était aussi un défi. Par hasard, après de quelques mois est apparu le livre La Fusée pour le Transport et le Vol, où le russe Alexander Borisowitsch Scherschevsky, intégrant de VfR, affirmait que les inventions de Paulet ouvraient les portes à l’ère spatiale et il serait devenu un des quatre précurseurs de la même, avec l’autre russe Tsiolkovski, le nord-américain Goddard et le même Oberth.
Die Rakete a fait l’éloge au livre, en signalant qui était une ouvre assez bien documenté et de facile accès pour un vaste publique. Signalons que ce livre a eu le mérite de découvrir l’ouvre théorique de Tsiolkovski, inconnue jusqu’à ce moment là pour l’Europe Occidental. Et jusqu’aujourd’hui est une ouvre cité avec fréquence par les historiens de cette période.
Présumons que Scherschevsky connaissait déjà le travail de Paulet. Oberth lui a embauché comme un des assistants et lui a chargé de construire la camera de combustion de la fusée qui lancerait dans la première du film. Malheureusement, le russe et l’autre assistant, Rudolf Nebel, non plus savaient de mécanique et la fusée n’était jamais prête.
Scherschevsky a-t-il conversé avec Paulet? On ne peut pas savoir encore. Mais si ça s’est passé, il a du mémoriser les plans. À ce sujet, dans les dernières années, on a révélé que le russe, qui habitait en Allemagne, était espion du régime soviétique. Ainsi, selon une note journalistique du biographe d’Oberth, Hans Barth, dans les archives de l’Armée Rouge, avaient apparu les plans de la fusée qu’Oberth voulait construire à ce moment là et que les services secrets russes ont obtenue grâce aux minutieux rapports de Scherschevsky. On pouvait se demander si les plans de Paulet étaient là aussi.
Pendant que ça s’est passé à Berlin, dans une autre partie d’Allemagne, un adolescent de 16 ans faisait un curieux et amusant hommage à Valier. Le jeune homme avait fait la définition de sa vocation par les vols spatiaux au moment de lire le livre complexe d’Oberth. Mais, après de suivre les présentations de Valier et Opel, il a réuni touts les feux artificieux et les a mis sur la partie postérieure du glisseur, en imitant les voitures à eux. Il a réussi un impulse tant stupéfiant que le véhicule a perdu le control et a alarmé aux voisins de sa localité. Après d’aller au commissariat, son père était Ministre d’Agriculture, lui a aidé à sortir de la prison. Il a été connu comme Le jeune délinquant, mais lui s’appelait Wernher Magnus Maximilian Freiherr Von Braun o simplement Wernher Von Braun. Il était d’origine noble, et en 1929, en permettant son admission officiel au VfR.
Mais Valier ne croyait plus dans les fusées à poudre. Après d’épuiser les étapes de son plan, c'est-à-dire, d’essayer avec fusées à poudre dans automobiles, glisseurs et aéroplanes, au moment de mettre au jour son livre en 1930, il a fini par reconnaitre la supériorité du travail de Paulet.
Tout d’abord il a fait éloge à «l’étonnante puissance» du moteur dessiné par le péruvien et après, il l’a comparé avec n’importe quel autre essai préalable pour réussir le moteur idéel pour l’aventure spatiaux, il a dit : «Le travail de Paulet est même plus significative pour le projet de développement d’un avion fusée, car il a prouvé par la première fois – comparé avec les quelques secondes de combustion des fusées à poudre – que, grâce au usage de combustibles liquides, construire un moteur fusée que peut réussir une combustion d’heures serait faisable».
On sait que les membres du VfR ont proposé à Paulet de le rejoindre avec/se joindre à eux pour construire l’Avion Torpille. Mais Paulet a refusé au moment de connaitre leurs intentions de fabriquer des missiles de guerre. Celui-ci était associé avec l’interview de Valier avec Hitler – selon le témoignage du même Führer- pour collecter des fonds pour ses expérimentations et construire des moteurs à combustible liquide au profit de les utiliser dans missiles de guerre. Hitler lui refuserait car il a pense que Valier rêvait. L’interview aurait eu lieu en 1929, selon un article de l’écrivain Manfred Nagl.
Il est vrai qu’à la fin de 1929, déjà séparé d’Opel et peu près de mettre au jour son livre, Valier était déjà en train de développer un moteur à réaction de combustible liquide pour l’usine d’automobiles Heyland. A-t-il eu accès aux études de Paulet ? Si ca n’était pas le cas, comment a-t-il pu développer dans une très courte période un moteur de ce type?
Le premier moteur construit par Valier a fonctionné mais l’automobile de essaye n’a pas attendu une grande vitesse. Dans la lettre de plusieurs années après, Paulet dirait qu’il conservait encore le secret de la formule de son combustible. Dans tout cas, Valier a continué en essayant. Au milieu de ses expérimentes, une explosion lui a tué. Il était le 17 de mai de 1930. Valier a été enterré avec des honneurs pour tout qu’il a apporté aux fusées spatiaux.
L’année 1931 serait celle du décollage. Pas uniquement car Johannes Winkler, le Président du VfR et éditeur du Die Rakete, était le premier en lancer une fusée de combustible liquide. Mais aussi car le jeune Arthur Rudolph, assistant de Valier, a perfectionné le moteur de celui-ci pour l’usine Heyland et dans quelques années serait un des scientifiques qui après Von Braun ont fait la construction des missiles V-2 si craints et répudiés pour l’Armée Allemande pendant la Deuxième Guerre Mondiale.
Plusieurs des années après, oubliés les échos de la guerre, Von Braun et Rudolph seraient partie du group d’élite qui ont construit l’Apolon XI pour la NASA et qui ont mis l’homme sur la Lune. Un des cratères du satellite de la Terre a été baptisé par le nom de Max Valier. Notre Pedro Paulet a fait beaucoup plus.
(*) Journey to the Moon dans l’original.
L’image du navire de Max Valier a été prise de la couverture du livre From Germany to the Stars.
MISE AU JOUR: Grâce à l’ami Zeso Polar, on a pu constater que déjà dans son livre de 1928, Valier s’occupait élogieusement de Paulet. Ceci change le panorama et nous fait penser sur une probable amitié entre les deux, malgré aux critiques initiaux de Paulet à l’autrichien. Et démontre que A.B. Scherschevsky n’a pas été le premier en écrire sur le péruvien, come les sites électroniques sur ce sujet dissent.
Les mots avec lesquels Otto Willi Gail initiait Le Coup vers l’Infini, en 1929, montraient la confiance que les scientifiques allemands et autrichiens de cette époque-là avaient dans le fait que la conquête de l’espace était proche et que si quelqu’un allait à la réussir, ca serait eux, car peu de nations avaient réussi de tels progrès en astronautique en un temps tellement court.
Le livre de Gail était une roman basé avec minutie sur le travail pionnier de ses amis, le roumain-allemand Hermann Oberth et l’autrichien Max Valier, qui à ce moment-là étaient les partenaires pionniers de l’ère spatiale. Oberth arrivera à être considéré comme un des pères indiscutables de celle-ci et a même été le professeur de Von Braun. Celui-ci a été son élève et principal assistant dans ses expérimentations avant de s’enrôler dans l’armée allemande pour faire des missiles de guerre. La contribution de Valier, par contre, n’a pas été reconnu complètement à cause de sa mort précoce, mais dans ces années pionnières a été aussi décisif qu’Oberth.
Contrairement à ce qui se croit, Oberth n’a été ni professeur universitaire ni ingénieur, mais professeur d’école. Après avoir étudié la physique à l’université de Heidelberg, il a présenté une thèse dans laquelle il prouvait que les voyages dans l’espace seraient possibles à la condition de développer des moteurs à combustible liquide, les uniques capables d’impulser un vaisseau jusqu’à sortir de l’atmosphère terrestre. Cependant, l’université a rejeté sa thèse pour la considérer excentrique et il n’a pu pas obtenir de diplôme. Plus tard, pourtant, il décida de la publier de sa propre initiative sur le titre de Les Fusées vers l’Espace Interplanétaire.
Valier a aussi fait des études de physique à l’Université d’Innsbruck, qu’il a suspendu au début de la Première Guerre Mondial. À la fin de celle ci, il n’est pas retourné sans salles et est devenu divulgateur scientifique et écrivain de science fiction.
En 1923, il a lu le livre d’Oberth et s’est tant enthousiasmé que, le connaissant en personne, il a fait des gros efforts pour populariser ses idées et combattre les préjugés négatifs. Il a commencé à écrire un autre livre, Le Progrès dans l’Espace (1925), où il mettait les postulats d’Oberth à porté de tout le monde. Il a eu un tel succès que dans les années suivantes son livre eu six rééditions où le texte avait des variations très légères. Mais la dernière, de 1930, l’année de sa mort, serait une radicale actualisation. Il a ajouté le titre de Raketenfahrt (pareil à dire Le Voyage en Fusée). Bien que le changement le plus attirant soit l’inclusion d’un éloge au moteur à réaction à combustible liquide inventé par un personnage qui venait d’Amérique Latine, l’ingénieur et diplomate péruvien Pedro Paulet. Mais attribuer cette reconnaissance n’a pas été facile pour l’autrichien. Cependant, on continue la chronologie des faits avant d’arriver à cet événement.
Valier n’a pas écrit seulement ce livre et divers articles qui se sont publiés dans plusieurs pays et langues. Son caractère décidé l’a poussé à passer de la théorie à la pratique. Si Oberth était le plus important théoricien, Valier était l’homme d’action. Ainsi, il a voyagé en Allemagne donnant des conférences pleine de succès afin d’éveiller l’intérêt pour les voyages dans l’espace et de trouver financiers pour expérimenter et construire un vaisseau spatial. Pour arriver a ceci, il avait tracé un plan qui consistait de quatre étapes:
· Examiner tous les types de fusées existants à ce moment, incluant ceux à combustible liquide.
· Appliquer la propulsion de ces fusées au transport de personnes dans véhicules existants (vélos, voitures, traîneaux et bateaux).
· Construire des aéroplanes spécialement développés et appliquer sur eux des combustibles liquides.
· Construire un avion fusée qui pouvait traverser la limite de l’atmosphère terrestre.
En 1927, Valier a été à la tête de la création de Verein für Raumschiffahrt (VfR) où Société pour les Vols Spatiaux, à laquelle Oberth et d’autres scientifiques se sont intégrés, pas seulement allemands et autrichiens, mais de plusieurs parties de l’Europe. Il a décliné de la présider pour le temps que lui demandait ses voyages. Johannes Winkler a assumé la présidence.
Cette année, le nord-américain Charles Lindbergh a réussi voler entre New York et Paris en trente heures et demie. Valier a écrit l’article De Berlin à New York en une heure, où il proposait un avion impulsé par des fusées pour battre ce record. Le vaisseau a été baptisé comme le navire-fusée et on peut voir son dessin sur l’image.
Dans un autre article, Valier avait suggéré de mettre des fusées sous les ailes d’un aéroplane Junker G-23 pour réussir à que celui ci décolle en maintenant la position horizontal. Il est évident que le VfR cherchait non seulement le développement de moteurs à combustible liquide, mais encore une solution pour le décollage vertical.
Il a du être surpris au moment de connaitre le dessin de l’Avion Torpille, le navire de Paulet, qui portait des fusées sous des ailes mais d’une manière plus pratique et avec plus de succès que ce qui avait été imaginé par l’autrichien.
Dans une lettre de cette année, Paulet répondait à l’article De Berlin à New York dans une heure. En analysant le dessin de Valier, il disait : « Si sa forme d’obus peut lui permettre l’ascension verticale, on ne peut pas voir comment il passe à la direction horizontal sans imposer à ses passagers une acrobatie de haute école, et beaucoup moins, comment il peut descendre verticalement ».
Le dessin d’avion de Paulet, par contre, incluait une aile pivotante qui, au moment de tourner, pouvait permettre l’ascension verticale et le déplacement horizontal où oblique sans déranger les membres de l’équipage. Paulet croyait, de plus, que la forme ovoïde était la plus appropriée pour un vaisseau spatial. «Ainsi, en disposant des batteries inferieures et équatoriales de fusées, dont l’inclinaison pourrait varier, il serait facile de diriger ce mobile, verticalement, horizontalement et obliquement. En outre, de compenser n’importe quel espace et descendre à plomb».
Dans la même lettre, Paulet offrait des détails du moteur-fusée à combustible liquide inventé par lui il y a trente ans. Sur sa potence il disait : « Une seule fusée de 2 kilos et demi de poids et avec 300 explosions par minute n’a pas pu seulement se maintenir en poussé constante contre le dynamomètre, qui est arrivé à indiquer 90 kilos de pression, mais a fonctionné, sans se déformer notablement, près d’une heure. Dans de telles conditions il n’était pas risqué de prévoir qu’en disposant de deux batteries avec mille fusées chacune, pour actionner une pendant l’autre se reposait, il aurait été possible soulever plusieurs tonnes.
Cependant, la diffusion de la missive de Paulet, qui est apparue pour la première fois dans un journal péruvien et après a fait le tour au monde dans plusieurs langues, Valier a continué avec son plan d’explorer la rétropropulsion sur divers véhicules, même en utilisant encore des combustibles solides.
Grace à son pouvoir de conviction, à la fin de 1927, il a trouvé un financeur pour ses expérimentations, l’entrepreneur automobilistique Fritz Von Opel. En 1928, ils ont commencé à essayer avec des automobiles impulsées par des fusées à poudre noire. Ils ont à peine réussi une combustion de quelques secondes mais cela était un succès pour eux, et ont commencé ainsi une série de démonstrations publiques afin de faire la publicité de l’usine Opel et en même temps, les activités de VfR.
La deuxième de ces preuves, appelée Opel Rak II, s’est réalisée le 23 de mai de 1928 avant la stupéfaction et les applaudissements de 2 000 personnes réunies à l’autodrome près de Berlin. De manière ironique, le même jour, Oberth défendait ses théories sur moteurs-fusées à combustible liquide avant l’establishment scientifique allemand, qui les remettait en question. En conséquence, pour certains membres du VfR, les preuves que faisait Valier avec les combustibles de poudre affaiblissaient la crédibilité de son groupe.
C’est qui est intéressant au début de 1928, est que Valier lança une nouvelle édition de son livre, sur laquelle il parlait déjà assez bien de Paulet. Le 15 de mai de cette année, bulletin de VfR, Die Rakete (La Fusée), faisait mention brièvement au péruvien. Et, le lendemain de l’Opel Rak II, le 24 de mai, Paulet initiait sa participation dans les célébrations pour le Centenaire de la Société Géographique de Berlin.
Paulet était-il sur l’autodrome la veille pour regarder la présentation de Valier ?, Ou lors du débat entre Oberth et les scientifiques allemands ? A-t-il vu les membres du VfR? Il y a des indices pour le croire. Comme dans le rapport de sa participation sur l’événement de la Société Géographique de Berlin, Paulet demandait aux autorités péruviennes de fomenter l’arrivé des scientifiques allemands au Pérou. Pensait-il aux membres du VfR? Pensait-il aux membres du VfR?
Notons qu’à cet événement ont assisté le savant allemand-vénézuélien Alfredo Jahn Hartmann, membre comme Paulet de la Société des Ingénieurs du Pérou et qui a reçu la médaille Nachtigal ; ainsi que le savant allemand Augusto Weberbauer, qui a reçu le titre de Membre Correspondant pour ses travaux de Géographie Botanique au Pérou.
D’autre part, pendant que Valier était remis en question par quelques collègues, ses expérimentations ont eu une grande diffusion dans les médias et lui ont donné une telle publicité au VfR, qu’Oberth a eu l’opportunité de mettre en pratique ses connaissances théoriques.
L’écrivaine Thea Von Harbou avait publié cette année là le roman Frau im Mond (La Femme dans la Lune). Son époux, le cinéaste Fritz Lang, voulait l’adapter au cinéma et pensait que serait un bon coup publicitaire le jour du premier lancement d’une fusée à combustible liquide. Ainsi, en juin de 1928, il a engagé Oberth pour qu’il soit conseiller scientifique du film et pour qu’il construise la fusée.
Oberth a supervisé le scénario sans difficulté. Le problème est survenu quand il a dû construire la fusée. Oberth n’avait pas des habilités en mécanique – comme il le dirait années après –, ainsi l’opportunité était aussi un défi. Par hasard, après de quelques mois est apparu le livre La Fusée pour le Transport et le Vol, où le russe Alexander Borisowitsch Scherschevsky, intégrant de VfR, affirmait que les inventions de Paulet ouvraient les portes à l’ère spatiale et il serait devenu un des quatre précurseurs de la même, avec l’autre russe Tsiolkovski, le nord-américain Goddard et le même Oberth.
Die Rakete a fait l’éloge au livre, en signalant qui était une ouvre assez bien documenté et de facile accès pour un vaste publique. Signalons que ce livre a eu le mérite de découvrir l’ouvre théorique de Tsiolkovski, inconnue jusqu’à ce moment là pour l’Europe Occidental. Et jusqu’aujourd’hui est une ouvre cité avec fréquence par les historiens de cette période.
Présumons que Scherschevsky connaissait déjà le travail de Paulet. Oberth lui a embauché comme un des assistants et lui a chargé de construire la camera de combustion de la fusée qui lancerait dans la première du film. Malheureusement, le russe et l’autre assistant, Rudolf Nebel, non plus savaient de mécanique et la fusée n’était jamais prête.
Scherschevsky a-t-il conversé avec Paulet? On ne peut pas savoir encore. Mais si ça s’est passé, il a du mémoriser les plans. À ce sujet, dans les dernières années, on a révélé que le russe, qui habitait en Allemagne, était espion du régime soviétique. Ainsi, selon une note journalistique du biographe d’Oberth, Hans Barth, dans les archives de l’Armée Rouge, avaient apparu les plans de la fusée qu’Oberth voulait construire à ce moment là et que les services secrets russes ont obtenue grâce aux minutieux rapports de Scherschevsky. On pouvait se demander si les plans de Paulet étaient là aussi.
Pendant que ça s’est passé à Berlin, dans une autre partie d’Allemagne, un adolescent de 16 ans faisait un curieux et amusant hommage à Valier. Le jeune homme avait fait la définition de sa vocation par les vols spatiaux au moment de lire le livre complexe d’Oberth. Mais, après de suivre les présentations de Valier et Opel, il a réuni touts les feux artificieux et les a mis sur la partie postérieure du glisseur, en imitant les voitures à eux. Il a réussi un impulse tant stupéfiant que le véhicule a perdu le control et a alarmé aux voisins de sa localité. Après d’aller au commissariat, son père était Ministre d’Agriculture, lui a aidé à sortir de la prison. Il a été connu comme Le jeune délinquant, mais lui s’appelait Wernher Magnus Maximilian Freiherr Von Braun o simplement Wernher Von Braun. Il était d’origine noble, et en 1929, en permettant son admission officiel au VfR.
Mais Valier ne croyait plus dans les fusées à poudre. Après d’épuiser les étapes de son plan, c'est-à-dire, d’essayer avec fusées à poudre dans automobiles, glisseurs et aéroplanes, au moment de mettre au jour son livre en 1930, il a fini par reconnaitre la supériorité du travail de Paulet.
Tout d’abord il a fait éloge à «l’étonnante puissance» du moteur dessiné par le péruvien et après, il l’a comparé avec n’importe quel autre essai préalable pour réussir le moteur idéel pour l’aventure spatiaux, il a dit : «Le travail de Paulet est même plus significative pour le projet de développement d’un avion fusée, car il a prouvé par la première fois – comparé avec les quelques secondes de combustion des fusées à poudre – que, grâce au usage de combustibles liquides, construire un moteur fusée que peut réussir une combustion d’heures serait faisable».
On sait que les membres du VfR ont proposé à Paulet de le rejoindre avec/se joindre à eux pour construire l’Avion Torpille. Mais Paulet a refusé au moment de connaitre leurs intentions de fabriquer des missiles de guerre. Celui-ci était associé avec l’interview de Valier avec Hitler – selon le témoignage du même Führer- pour collecter des fonds pour ses expérimentations et construire des moteurs à combustible liquide au profit de les utiliser dans missiles de guerre. Hitler lui refuserait car il a pense que Valier rêvait. L’interview aurait eu lieu en 1929, selon un article de l’écrivain Manfred Nagl.
Il est vrai qu’à la fin de 1929, déjà séparé d’Opel et peu près de mettre au jour son livre, Valier était déjà en train de développer un moteur à réaction de combustible liquide pour l’usine d’automobiles Heyland. A-t-il eu accès aux études de Paulet ? Si ca n’était pas le cas, comment a-t-il pu développer dans une très courte période un moteur de ce type?
Le premier moteur construit par Valier a fonctionné mais l’automobile de essaye n’a pas attendu une grande vitesse. Dans la lettre de plusieurs années après, Paulet dirait qu’il conservait encore le secret de la formule de son combustible. Dans tout cas, Valier a continué en essayant. Au milieu de ses expérimentes, une explosion lui a tué. Il était le 17 de mai de 1930. Valier a été enterré avec des honneurs pour tout qu’il a apporté aux fusées spatiaux.
L’année 1931 serait celle du décollage. Pas uniquement car Johannes Winkler, le Président du VfR et éditeur du Die Rakete, était le premier en lancer une fusée de combustible liquide. Mais aussi car le jeune Arthur Rudolph, assistant de Valier, a perfectionné le moteur de celui-ci pour l’usine Heyland et dans quelques années serait un des scientifiques qui après Von Braun ont fait la construction des missiles V-2 si craints et répudiés pour l’Armée Allemande pendant la Deuxième Guerre Mondiale.
Plusieurs des années après, oubliés les échos de la guerre, Von Braun et Rudolph seraient partie du group d’élite qui ont construit l’Apolon XI pour la NASA et qui ont mis l’homme sur la Lune. Un des cratères du satellite de la Terre a été baptisé par le nom de Max Valier. Notre Pedro Paulet a fait beaucoup plus.
(*) Journey to the Moon dans l’original.
L’image du navire de Max Valier a été prise de la couverture du livre From Germany to the Stars.
MISE AU JOUR: Grâce à l’ami Zeso Polar, on a pu constater que déjà dans son livre de 1928, Valier s’occupait élogieusement de Paulet. Ceci change le panorama et nous fait penser sur une probable amitié entre les deux, malgré aux critiques initiaux de Paulet à l’autrichien. Et démontre que A.B. Scherschevsky n’a pas été le premier en écrire sur le péruvien, come les sites électroniques sur ce sujet dissent.